Assemblée Générale 2012
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Des ateliers informatiques ont été ouverts dans les clubs des aînés
ruraux en septembre dernier. Trois animateurs recrutés. Succès immédiat. À la fin de l'année, 400 adhérents du département auront été formés, comme ici à Ploeuc-sur-Lié.
Jean Daniel, président de la fédération départementale, et Louis Quintin, vice-président.
Les clubs des aînés ruraux enregistrent une vague de nouvelles inscriptions depuis deux ans. Leur image a évolué ?
Oui, nous comptons 1 500 nouvelles inscriptions chaque année. Nous sommes 15 607 adhérents dans les 136 clubs fédérés du département. C'est un phénomène nouveau, issu d'un travail enclenché il y a quelques années. Les clubs sont nés dans les années 70. Or, le nouveau retraité a peu de choses en commun avec son aîné. Il est en meilleure forme physique, a appartenu à la génération mai 68 et connu la révolution numérique. Il considère la retraite comme une nouvelle vie à construire.
Comme vous le dîtes, on retrouve toujours chez les aînés, les trois « b » : boules, belote et bouffe. Mais les activités se sont largement étoffées...
Beaucoup de jeunes retraités se disaient, « à 60 ans, je suis trop jeune pour adhérer ». Nous avons décidé d'aller vers eux. Pour leur dire que l'on propose aussi de la marche, de la gym, des voyages, de la danse, de l'informatique... Soit 10 000 activités dans le département, chaque année. On a constaté que les nouveaux retraités voulaient bien rentrer dans les clubs mais à condition d'avoir des responsabilités. Un club qui ne se renouvelle pas crée un fossé avec ses potentiels jeunes retraités. Il faut initier ce renouvellement. Là, on le sent avec les nouveaux présidents.
C'est le « boom » de l'informatique pour vos adhérents du papy-boom ?
Et pour cause. De plus en plus d'enfants et de petits-enfants sont disséminés aux quatre coins du monde. Le seul moyen de communiquer avec eux, c'est internet. D'où l'idée de lancer ces ateliers en septembre. Quarante clubs se sont inscrits. Nous avons recruté trois formateurs, investis dans deux équipements complets. À la fin de l'année, nous aurons formé 400 adhérents, mais aussi nos futurs trésoriers et secrétaires. C'est aussi une aide aux clubs.
Votre rôle s'arrête aux loisirs ?
Nous avons un volet social qui ne se voit pas. Une commission travaille autour du maintien à domicile. Nous estimons que ce n'est pas normal de faire 30 kilomètres pour aller chercher un médicament. Nous alertons sur la fermeture des pharmacies le week-end, la désertification des médecins en Centre-Bretagne par exemple. On ne peut parler de maintien à domicile dans ces conditions. Nous faisons des efforts d'information sur le volet médical. Nous avons sensibilisé autour d'Alzheimer, du diabète, des maladies cardio-vasculaires et cette année du dépistage du cancer colorectal.
La solidarité existe chez les aînés...
L'opération Sirène du coeur nous permet de financer des défibrillateurs. Nous demandons aux clubs de mobiliser dans leur commune pour cette cause. L'objectif, c'est de sauver les personnes victimes d'arrêts cardiaques.
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